Des cas vécus d’urgence

Des urgences vécues et comment elles ont été résolues

Les entrepreneurs vivent tant de belles histoires...

Vous avez sans doute remarqué que les difficultés surviennent à un moment particulièrement inopportun. En voici quelques-uns. S'il peuvent vous inspirer pour les éviter, ils auront rapporter gros.

Cas vécu : le trampoline improvisé

Nous fabriquons des bâches de camion. Un jour, nous sommes sollicités pour fabriquer une bâche de piscine. La responsable du département me contacte pendant que je suis à l'étranger. Avant d'accepter, il faut s'assurer des règles de sécurité. A l'époque, il n'y en a pas encore. On y va !

Quelques jours plus tard, la cliente revient furieuse. Les oeillets d'accroche sont prêts à céder ! Dans son emballement, elle explique à ma responsable que sa fille de 5 ans fait du trempolin sur la bâche...posée sur la surface de l'eau.

Comment résoudre le problème ? Se laisser un peu de temps pour réfléchir calmement

  1. Prendre les mesures d'urgence : je bloque la bâche dans notre atelier jusqu'à mon retour. 
  2. Je prépare les grandes lignes du courrier, j'enregistre et je ferme la page.
  3. Un fois de retour (24h), je commence le courrier en m'attachant aux faits et rien que cela
  4. Je lui précise qu'elle a acheté une bâche de piscine et non une bâche de trempoline. Heureusement, c'était bien précisé sur la commande et sur la facture ! Discussion close
  5. Réfléchir plus loin : nous en avons profité pour améliorer nos procédures quant au travail à façon et surtout, améliorer nos conditions de vente

 

Cas vécu "Les permanents syndicaux négocient, l'Inspection sociale sanctionne"

Olivier est le gérant d'une entreprise de toiture. C'est un homme rude, un géant dans son genre. En général, personne ne discute ses instructions. Son expertise est telle que son chiffre d'affaire est composé à plus de 50% de marchés publics. Il a 4 personnes qui travaillent avec lui sur les chantiers. Son espace d'équilibre : un toit !

Il débarque chez moi , vers 11h. Enervé, très énervé mais aussi terriblement inquiet. Les permanents des 2 principaux syndicats sont chez lui. Olivier est complètement dépassé. Il n'habite pas loin et nous retournons à pied pendant qu'il m'explique le problème. Depuis 3 ans, il n'a plus fourni les tenues de travail, ni les équipements de sécurité à ses travailleurs. En cause, ses difficultés de trésorerie.

Je lui fait remarquer que son chiffre d'affaire est essentiellement composé de marchés publics. J'ajoute que le problème le plus sérieux serait de voir arriver l'Inspection sociale. Car ils ont le pouvoir de le noter dans une base de données. Et cette notation sera identifiée par les émetteurs de ces marchés. Je me souviens de son visage quand il a fait Oh!

Que faut-il retenir de cette aventure :

  1. Négocier c'est trouver un terrain d'entente. Donc il faut cesser de gesticuler.
  2. Négocier, c'est aussi avancer ses pions progressivement. Et pour obtenir leur accord, j'ai gardé le dernier pour la fin.
  3. L'essentiel à ne jamais perdre de vue : de bons travailleurs, il faut les garder. Leur sécurité ne se négocie pas.
  4. Olivier, était un tout petit peu moins content mais il a appris que ses travailleurs valent bien la peine de trouver des solutions !

 

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